Un peuple en petit

Publié le par Sistraline

D'Oliver ROHE, édition Gallimard 2009, 16.90 €.

 

A la médiathèque où je travaille nous recevrons bientôt cet écrivain français, né en 1972 et créateur de la revue Inculte avec François Bégaudeau, Mathias Enard...

Pour cet accueil j'accompagne la responsable dans ses lectures d'Oliver Rohe afin de nourrir nos échanges, nos discussions, nos impressions sur cet auteur.

 

Le premier roman que je prend est "Le peuple en petit". La quatrième de couverture est accrocheuse (drôle) (sympathique) (atypique).

Je me plonge alors dans ce roman et en deux temps trois mouvements, à peine le temps de dire que je le lis pour le terminer !!

 

Nous avons un roman en 3 formes : Bochum, ville allemande où un acteur de théâtre très connu (n'importe lequel) revient pour une première, Personnage Deux (un homme qui  a beaucoup de mal à communiquer avec les autres et qui se complique la vie autour des "mots"), des dates allant des 1979 à 1989 pendant lesquelles un jeune garçon vit une terrible guerre - sans nom.

Le lecteur est balloté d'un personnage à un autre, d'une vie à une autre, ces vies qui peuvent être nous ou notre voisin tellement le récit nous est proche, réaliste.

Côté écriture je suis séduite par son style très hachuré, sans ponctuation qui donne une impression de désordre et en même temps renforce le chaos intérieur des pensées qui animent les personnages. La pathologie du Personnage Deux est souvent drôle avec sa recherche de mots corrects : "Alors que j'avais l'intention, ferme bien sûr, de (bidonner) prétexter un jogging impromptu, c'est bien la vérité (vérité vraie) (crue) (nue) (triste vérité) qu'Abdelatif a eu droit (...)".

 

Savourueux !

 

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Publié dans Roman

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